L’accident cérébral est toujours brutal, et en quelques secondes la vie bascule : vous ne pouvez plus communiquer.

On disait autrefois de cet accident, que le « pépé » ou la « mémé » avait fait une attaque, et on laissait la personne dans son coin, isolée.
Combien de familles s’entendent encore dire qu’il n’y a rien à faire; quand on ne place pas le patient dans un hospice inadapté, où il sombre dans l’isolement total.

Seule la rééducation permet de récupérer.

Les exemples sont très nombreux d’Aphasiques « condamnés » qui reparlent, réécrivent, voyagent, revivent.

Il faut se battre !

Avec une aphasie, c’est la vie familiale qui est totalement perturbée, le soutien psychologique est nécessaire pour tous.

La reconstruction d’une nouvelle vie doit être accompagnée.
Or la plupart du temps le soutien psychologique est insuffisant en France et il faut le développer.

Pour l’aphasique évidemment qui se trouve muré, mais aussi pour les proches.
Dans un premier temps, il faut leur expliquer ce qui se passe, mais il faut ensuite l’aider à accepter la nouvelle personne avec qui ils doivent vivre.

Ce n’est pas évident pour des enfants par exemple, de comprendre que leur père ne sait plus parler, plus lire, plus compter, ne sait plus nécessairement jouer avec eux.

Le conjoint doit assumer toutes les taches. Les rôles peuvent être inversés et cela peut être mal vécu, parfois avec agressivité.

Les problèmes de réinsertion sociale posés par le handicap pour une personne âgée et pour une personne de trente ans sont différents.
Peu d’aphasiques peuvent reprendre une activité professionnelle.

Ne pas pouvoir communiquer est un handicap lourd, même s’il n’est pas moteur.

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